La rentrée de l’Opéra de Paris à la Une de Paris Match

L’Opéra de Paris et Benjamin Millepied communiquent tous azimuts pour le démarrage de la nouvelle saison. Ainsi, dans sa livraison du 1er octobre, Paris Match consacre à cette rentrée 8 pages illustrées de belles photos de la nouvelle création du Directeur de la Danse, des répétitions et des coulisses de la soirée de Gala.

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La cover story de Paris Match

Pour le contenu éditorial, on reste un peu sur sa faim. Après Brigitte Lefèvre vantant “la plus grande compagnie de danse au monde”, voici Benjamin Millepied qui “entend ouvrir le ballet sur le monde et en finir avec les vieilles règles sclérosantes”. La star de l’article, plus que le Ballet de l’Opéra de Paris, c’est Benjamin Millepied. Dans un mix toujours un peu déroutant dont le magazine a le secret, le glamour mondain du gala avec les danseuses étoiles en robe haute couture, Nathalie Portman et François Hollande dans les coulisses côtoie des considérations sur la diversité dans la compagnie et l’ouverture de l’opéra à un public plus jeune et moins fortuné (pour se donner bonne conscience?).

Dans l’interview jointe aux photos, Benjamin Millepied se confie sur sa jeunesse et sa vocation de danseur. Au passage, il égratigne l’École de Danse version Claude Bessy qui “avec ses garçons en collants gris, ses professeurs avec des cannes” avait “une raideur qui ne lui convenait pas” et lui avait fait peur. Il revient également sur la relation quasi filiale qu’il a entretenue avec Jerome Robbins (“il était fond of me”) et sur ses passions pour la cuisine et la photo.

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Il se veut un manager proche de ses équipes : il est en studio avec ses danseurs, plus maître de ballet et chorégraphe que cadre administratif. Son bureau est “une simple loge au milieu des autres” pour être “au plus près du plateau et des danseurs”.
La hiérarchie de la troupe en prend pour son grade, jugée comme “quasi militaire”, et propice à développer “une rivalité pas toujours saine entre les danseurs”. Il souhaite donner l’exemple en mettant en avant des physiques atypiques (après tout , “Noureev avait un physique atypique”): “ les corps des danseurs de l’Opéra sont sublimes mais uniformes. Nous devrions aller en banlieue chercher la diversité”.

En attendant, l’idéaliste sait aussi être un entrepreneur avisé: le Gala d’Ouverture de la saison a permis d’engranger 1,1 millions d’euros pour financer les projets qui lui tiennent à cœur.

 

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